Perigord noir

 

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Aux confins du Périgord Noir et de la Corrèze, bordée par la Vézère, Terrasson Lavilledieu est la porte d'entrée de cette vallée classée au Patrimoine Mondial par l'UNESCO. Situé 18 kilomètres au nord-est de Montignac, Terrasson-Lavilledieu mérite qu'on y fasse un détour. Pour voir la carte : cliquez ici

A voir :

La vieille ville

Plan gratuit du circuit historique à l'office du tourisme et à la billeterie des Jardins de l'imaginaire.
Le circuit historique, jalonné de 17 panneaux informatifs, relie les maisons à colombages disséminées dans les ruelles, l'eglise de Saint-Sour dominant la vallée, l'hôtel de ville du 19ème, le Pont-Vieux de plus de 100 mètre, édifié au 12ème siècle, les cluzeaux, fontaines et placettes. Plus en hauteur, le belvédère à flanc de falaise offre une vue panoramique sur la Vézère.

En face des jardins, des sarcophages mérovingiens (5ème et 6ème siècle) découvert en 2006, sont exposés dans une vitrine, au sein d'un aménagement paysagé.

Les Jardins de l'Imaginaire

Aprés avoir pris vos billet dans le château Jeanne d'Arc, annexe de l'office du tourisme, vous partirez à la découverte des 6 hectares du jardin en terrasses, dominant Terrasson et sa vallée. Cette création contemporaine est due à Kathryn Gustafson qui remporta le concours international lancé en 1992.
Le caractère original du lieu tient dans sa visite contée qui vous emmène à travers le bois sacré aux vagues bleues et blanches qui rappellent la couleur des pierres et des ardoises de la ville, la fôret peuplée d'elfes et de lutins, les jardins d'eau que l'on traverse avec délice ou crainte en se faufilant entre les jets, la roseraie (2 000 rosiers), une charmille percée de portes et de fenêtre, cinq cascades fontaines ouvrant sur une collection d'iris, jusqu'à la serre tapissée d'un mur végétal, œuvre de l'architecte Ian Ritchie, qui abrite des expositions.

 

Manifestations :

Salon du livre "La Plume et le Râteau": 4ème week-end de mai

Festival de l'Imaginaire : La 2ème semaine de Juillet, concerts, visites contées aux jardins de l'Imaginaire, animation de rue.

Spectacle Son et Lumière : le 14 Juillet

Marché de Noël : Le 1er week-end de décembre

Les marchés :

Artisanat et produits du terroir : le jeudi matin, au bord de la Vézère

Marché au gras : De Décembre à Mars : le jeudi matin à la Vitrine du Périgord

Marché aux truffes : de mi-Novembre à fin Février : le jeudi matin à la vitrine du Périgord

Histoire :

Sa situation en hauteur vaut au site une occupation ancienne : une grotte préhistorique, classée et des vestiges de villas romaines l'attestent. Au VIème siècle, Saint Sour, ermite auvergnat, cherche un emplacement pour un nouveau monastère. Il est accompagné des Saints Cyprien et Amand, qui fonderont respectivement St Cyprien et Saint Amand de Coly. La légende raconte que le moine aurait lâché des colombes et qu'elles se seraient toutes posées là, lui arrachant l'exclamation "Terra sunt !" (elle sont à terre), dont serait issu le nom de Terrasson.

Au XIIème siècle, l'implantation monastique s'est beaucoup développée. Elle est en lien avec l'abbaye limousine Saint-Martial, ce qui explique sans doute la ressemblance du pont qu'elle fait édifier avec celui qui se lance en travers de la Vienne à Limoges, à la même époque. Sa situation stratégique et d'accès facile favorisa les invasions normandes ; elle fut aussi le lieu de nombreuses batailles durant la Guerre de 100 Ans et les Guerres de Religion. En vous promenant dans la vieille ville à flanc de collines, vous découvrirez de magnifiques maisons du XIIème siècle et de la Renaissance.

Seconde Guerre Mondiale : En 1944, divers quartiers de la ville dont l'hôtel de ville furent la proie des flammes. Le 14 mars, après un accrochage entre le maquis et une patrouille allemande, une dizaine de civils Terrassonais furent arrêtés et déportés, beaucoup de reviendront pas. Fin mars 1944, à une époque où le Commandement Allemand avait décidé d'envoyer une colonne de répression dans le Terrassonait, zone considérée alors comme centre de résistance très actif. A l'aube du jeudi 30 mars, la division Bremer entre dans Terrasson d'où elle rayonne et se livre pendant 4 jours interminables à des actions de répression. La Gestapo et l'Etat Major Allemand s'installent. La ville est sous le coup d'un blocus. Plusieurs personnalités importantes de la commune furent fusillées le 31 mars 1944. La date du 31 mars est aujourd'hui gravée dans la mémoire locale.

Aujourd'hui, Terrasson est un chef-lieu de canton de 6.500 habitants, ayant développé une dynamique industrielle tout en se tournant résolument vers le tourisme.

 

Le Périgord Noir